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Londres : Bonus taxés en 2010.
G. Brown promet de larges économies et des impôts afin de réduire l’endettement public en Grande Bretagne.
Réduction de la dette publique :
Le ministre des Finances Britannique a annoncé cette taxation exceptionnelle, avant les prochaines élections législatives de mai 2010. Cette décision est perçue comme l'une des dernières chances pour entamer l'avance des conservateurs dans les sondages.
Il s’agit là d’une attaque ciblée sur le terrain de prédilection des conservateurs britanniques; la réduction de la dette publique de la Grande Bretagne.
Le premier ministre promet une lutte contre les excès et les gros salaires de centaines de hauts fonctionnaires à Londres, dans le cadre des efforts nécessaires, en vue de réduire les dépenses du budget de l'État.
La baisse de 20 % des plus hauts salaires de la fonction publique et d’amélioration de la productivité dans l'administration devraient permettre d’enregistrée près de 3 milliards de Livres Sterling d'économies, en plus des 9 milliards déjà annoncés au début de l’année.
Taxation des bonus à la City :
Un impôt nouveau, temporaire et exceptionnel visant les bonus des banquiers est également à l’ordre du jour.
L'idée est populaire en Grande Bretagne. Les britanniques sont, en effet, choqués par les énormes bonus versés à la City aujourd’hui encore, alors que le gouvernement a injecté des centaines de milliards de Livres Sterling afin d’éviter les faillites de nombreuses banques du pays.
La Royal Bank of Scotland (RBS), par exemple, - nationalisée à hauteur de 70 % - escompte distribuer 1,5 milliard de Livres Sterling de bonus aux salariés de sa banque d'investissement.
La City de Londres gronde:
Le gouvernement doit composer avec la nécessité de ne pas pénaliser le secteur financier londonnien ; Il représente, en effet, + de 10 % du P.I.B., et qui contribue à plus de 30% de la croissance économique de la Grande Bretagne, depuis 2007.
Les financiers britanniques, quant à eux, considèrent cette décision comme négative pour l'attractivité de la City.
Certains annoncent que de nombreux banquiers quitteront Londres pour d'autres centres financiers moins régulés et moins taxés.
L'État a emprunté, en 2009, 175 milliards de Livres Sterling, soit l’équivalent de 12,4 % du P.I.B, et promet de diviser par deux les déficits publics, d’ici 2014.
Date : 08/12/2009.
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