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Les banquiers suisses suggèrent une amnistie contre l’évasion de capitaux.

Les banquiers privés de la place de Genève, suite au succès de l’amnistie fiscale italienne pour les capitaux placés hors du pays, suggèrent une solution similaire à Paris et à Berlin.

Bien que sachant que leur opinion ne recevra pas forcément d’échos favorables de la part des responsables politiques de l’E.U., les banquiers privés de la place de Genève pensent qu’une amnistie fiscale aussi courageuse que celle faite par le gouvernement italien pourrait porter ses fruits.

Près de 1/4 de l'argent déposé sur des comptes offshores dans le monde sont ouverts en Suisse. Il n’est pourtant pas possible d’établir ce qui relève de capitaux ayant échappé au contrôle des autorités fiscales des détenteurs de ses comptes.

De nombreux bénéficiaires économiques souhaiteraient aujourd’hui rapatrier leurs avoirs dans leur pays de résidence, même en régularisant leur situation fiscale auprès de leur gouvernements respectifs.

Méthode rapide et efficace :

Seule une solution globale peut permettre une telle régularisation massive. Cette solution consiste en une amnistie fiscale complète.

L’exemple probant du cas italien doit amener la France et l’Allemagne à faire de même. En effet, en plafonnant à 5 % l'impôt dû par les contribuables italiens rapatriant leurs avoirs, le gouvernement italien a attiré 95 Milliards d’Euros, en moins de trois mois. Ainsi, le pays a pu collecter 5 Milliards d’Euros d’impôts, sur cette seule opération.

Il s’agit là d’une méthode efficace aux yeux des banquiers Suisses, même si elle fut critiquée par Bruxelles.

Ces mêmes des banquiers suisses ne se font guère d’illusion sur l’adoption par Paris ou par Berlin d’une telle solution : Il s’agit d’une solution politiquement difficile mais la seule de nature à permettre à ces deux pays d’obtenir le retour en masse de ces avoirs.