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Dubaï : Cession d'actifs en vue.
Les problèmes financiers de l'Emirat de Dubaï et ses possibles répercussions : L’Emirat de Dubaï et des Émirats Arabes Unis ont tenté de rassurer les marchés sur la solidité de leurs économies respectives.
Cette attitude a limité la baisse des Bourses locales.
Comment Dubaï en est arrivé là ?
Dubaï a joué à grande échelle le développement immobilier, du tourisme de luxe et du secteur financier, au prix d'un endettement très important.
Ce développement a généré une croissance annuelle de 12,3 % en moyenne.
Cette réussite a attiré de nombreux spéculateurs dans le BTP. Une bulle immobilière a éclaté, fin 2008, avec la crise financière internationale : Les prix se sont écroulés de 50 %, faisant fuir tous les investisseurs et renchérissant par là même le coût du crédit.
Les touristes se sont aussi faits plus rares.
Un risque réel de faillite ?
Seul le conglomérat semi-public Dubaï World a annoncé être dans l’impossibilité de rembourser sa dette.
Les marchés ont sanctionné indistinctement l’ensemble des dettes publiques et/ou privées des Émirats Arabes Unis.
La dette souveraine du Dubaï est de 10 milliards. La dette de Dubaï World est de 59 milliards.
La dette totale de l’Emirat de Dubaï est estimée à 80 milliards de dollars, soit presque 100% du PIB.
Une possible contagion ?
Tous les Émirats et l’ensemble du Moyen-Orient sont touchés : les Bourses locales ont fortement chuté.
Certains pays de la zone Euro, fortement endettés, sont également visés (Grèce, l'Irlande, Hongrie).
Les Bourses occidentales sont touchées du fait de l’absence d’indication sur le montant d’engagement des banques occidentales.
Des banques occidentales touchées ?
Les banques US, européennes et japonaises détiennent 123 milliards de dollars de dettes des Emirats Arabes Unis.
Une exposition limitée au regard des créances totales de l’Emirat de Dubaï.
Des cessions d’actif?
Il s’agit de l'option la plus plausible, malgré les réticences de l'Emirat du Dubaï, car les créanciers veulent être remboursés rapidement.
Dubaï a cependant annoncé un moratoire sur sa dette mais ne parvient plus à lever de fonds ce qui limite les options ouvertes.
À quel prix?
La valeur des actifs ont fondu avec la crise.
Deux filiales immobilières de Dubaï World sont visées : Nakheel et Limitless. Un plan de restructuration vise à rembourser 26 milliards de dettes soit près de 50% du passif.
Une solidarité régionale ?
Cette solidarité régionale joue déjà par l'intermédiaire de la banque centrale des Émirats Arabes Unis. Elle injecte des liquidités importantes et les met à disposition des banques locales et étrangères.
Cette action est de nature à éviter les faillites en cascade.
Abu Dhabi a largement les moyens de venir au secours de l’Emirat de Dubaï.
Abu Dhabi monnayera son sauvetage et réclamera des parts dans les sociétés parmi les plus lucratives que sont Dubaï Ports et Emirates Airlines.
Date : 02.12.2009
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