Actualités
Suisse : Le Parlement helvétique approuve un assouplisseme... Le Parlement suisse a approuvé, lundi 5 mars dernier, une nouvelle convention fiscale avec les Etats-Unis assouplissan... / 30.04.2012 /
Belgique : forte expatriation fiscale française. L’alourdissement conséquent de la fiscalité en France au lendemain des élections présidentielles a pour conséquence un... / 23.04.2012 /
Tous les articles >>
Les banques françaises et anglaises et la finance offshore :
En octobre dernier, le message de président de la République française était clair. L’argent des contribuables français ne doit pas soutenir des établissements financiers implantés dans les paradis fiscaux. Les banques françaises avaient reçu 21 milliards d'Euros de fonds publics lors de la crise. Or, elles n'ont jamais été aussi actives dans les paradis fiscaux, et talonnent même leurs consœurs britanniques et américaines.
En effet, le Crédit agricole et la Société générale y disposent de 361 entités . Si l'on y ajoute les Banques populaires d'avant la fusion avec les Caisses d'épargne, Dexia et la Banque postale, on atteint un total de 467 entités dans la paradis fiscaux.
Les banques françaises s'implantent dans les centres financiers offshore pour y faire la même chose que la concurrence internationale: payer moins d'impôts, faire profiter discrètement et au moindre coût fiscal le patrimoine de leurs riches clientèles, administrer les salaires de leurs cadres à haut revenu en dehors du regard du fisc. Elles y vont aussi pour tirer avantage du fait que ces territoires sont des paradis fiscaux qui permettent de prendre des risques en toute tranquillité.
Il s’avère également que les banques françaises ne font pas appel aux paradis fiscaux avec la même importance. Et qu'elles y sont un peu moins présentes que leurs concurrentes anglo-saxonnes ou Américaines. En effet, il y a une grande différence de comportement des banques françaises vis-à-vis des paradis fiscaux. De ce point de vue, BNP Paribas arrive en tête des banques en ce domaine, et est l'entreprise du CAC 40 la plus engagée.
Pourquoi a-t-elle besoin d'une présence plus de trois fois plus considérable que la Société générale dans ces territoires à faible fiscalité ? La BNP cache seulement sa présence dans les paradis fiscaux que les autres banques Françaises, bien plus compétente dans l'utilisation de filiales, moins facilement repérables.
Les banques anglo-saxonnes en tête du peloton :
Un représentant de la banque nous a démontré que, hors Royaume-Uni, Pays-Bas et Irlande, les paradis fiscaux de notre liste ne représentent qu'environ 2% de son produit net bancaire. Et que certains de ces territoires ont tiré des qualifications spécifiques: "La Suisse est le centre mondial pour le négoce de matières premières et nous devons y être." Certes. Mais faut-il disposer de 21 entités dans les îles Caïman pour profiter des "compétences" offertes par ce territoire? Pas de réponse…
Il est aussi surprenant qu'un établissement comme la Banque populaire ne se distingue pas des autres: le Luxembourg arrive en tête de ses implantations dans les paradis fiscaux, sans oublier la Suisse, les îles Caïman, Malte et Panama.
Les banques françaises toujours plus impliquées :
Les banques françaises assistées par l'Etat à surmonter la crise prouvent de plus de transparence au sujet de leurs succursales offshore. Mais les banques françaises seront incitées à modifier leurs pratiques que ce sera également le cas pour leurs collègues, or c'est loin d'être le cas. En fait, c'est tout à fait le contraire qui se produit. On constate, en effet, une nette augmentation de la présence des banques Britanniques, Suisses, Hollandaises et Américaines dans les paradis fiscaux.
Outre le poids considérable de la banque hollandaise ING avec plus de 2600 présences, les banques françaises sont de plus en plus impliquées. Sur le total de 2 524 entités dans les paradis fiscaux, HSBC en accumule, à elle seule, 21% et Citigroup 17%, alors que BNP Paribas ne représente que 3,7% du total.
Au moment où la Barclays négociait une aide du gouvernement Anglais, un insider a montré que la banque aurait développé une culture intensive de l'optimisation fiscale Offshore, pour elle-même, pour d'autres banques et pour des multinationales clientes. De quoi chercher le nouveau premier ministre Anglais à remuer, mais contre qui ? Puisque le royaume Britannique, les BVI, les Iles Caïman, les Bermudes sont les paradis fiscaux les plus utilisés par les multinationales, les banques, les fonds de retraite et autres organismes financiers de la City, Wall Street, Paris, Hong Kong... qui centralisent à eux seuls la moitié des dépôts bancaires mondiaux.
Cela prouve pourquoi les banques françaises sont tenues d'accroitre leur présence Offshore, si elles veulent rester compétitives dans un monde où toute la finance est dirigée en Offshore.
Date version: 09.2010
Contactez-nous au
Nos conseillers vous répondent en français

